31 décembre 2008
Bonne année

Parlant de fin d'année, je suis encore aux prises avec mes cartes de voeux 2009. J'avais abandonné l'idée de les envoyer pour Noël il y a longtemps, et comme 2009 allait durer un moment, je m'étais rabattue sur les cartes du nouvel an. Le problème quand on a des amis autour du globe, c'est que ça prend un peu plus de temps à écrire si on ne veut pas faire de fautes. Och problemet är att jag inte kan skriva på svenska längre. Vet inte vad som har hänt men jag har glömt bort allt jag lärt mig! :(
C'était comment l'année 2008? Un hiver de neige, un été de merde, la libération d'Ingrid, un cours de RCR, des paniers bio, la visite de vieux amis (hej Kiri och Jan), des cheveux en moins, des amies en plus, Millennium, le 5km, une nouvelle caméra, Andra Avenyn, la comida mexicana, de nouvelles possibilités d’emploi, une nouvelle langue, une présentation à Harvard, un saut à Québec, un voyage au Mexique.
En espérant que 2009 soit une autre bonne cuvée. Önskar er alla ett Gott Nytt År!
22 mars 2008
Det är dags igen



Ça y est, les semlor sont déjà bien au chaud dans les artères des Suédois, les branches à plumes colorées ont poussé un peu partout, et les sorcières sont parties faire leurs trucs pas trop catholiques à Blåkulla... tout est prêt pour Pâques.
Curieux d'en savoir plus sur les traditions pascales en Suède, sur cette pâtisserie qui a tué le roi Adolf et sur les enfants déguisés qui viennent vous déranger un peu avant Pâques? Suivez ce lien vers ma première année en Suède. http://pegg.spaces.live.com/blog/cns!46A300AE1CBAA876!246.entry
En attendant, Glad påsk till er alla!

21 mars 2008
En attendant Jésus
Adeptes du carême, la fin de votre pénitence approche! Voilà vendredi saint, une journée qui m'a longtemps impressionnée. Il faut dire que les cours de religion nous préparaient en grand pour la fatidique journée, ajoutant au folklore et au mystère entourant cette date. J'ai longtemps cru que le ciel s'obscurcissait à 15h lors de chaque vendredi saint (et on ne peut pas dire que le temps habituellement gris de cette époque de l'année aidait à m'en dissuader). Une année, le professeur nous avait même donné une branche de rameau (qu'on avait agitée, je vous signale, en plein gymnase, pour commémorer le retour du Christ à Jérusalem). Je l'avais conservée intacte jusqu'au vendredi saint. J'avais un plan.

Quand on est petit, on croit à Jésus un peu comme on croit au Père-Noël. Comme le professeur nous avait certifié que Jésus était mort à trois heures de l'après-midi, je m'étais installée dans le couloir, à genou, la branche de rameau posée sur une chaise. Je m'étais dit qu'en priant un peu, je pourrais bien provoquer quelque miracle, et que Jésus, content de retrouver sa branche, passerait la chercher. J'ai gardé les yeux fermés un bon moment, question de lui laisser sa chance, mais il faut croire qu'il avait mieux à faire ce jour-là.
02 février 2008
La marmotte a-t-elle vu son ombre?

...ouais.
24 décembre 2007
Meilleurs voeux

À tous ceux qui me lisent, till de svenskarna som av en tillfällighet hittar min blogg medan de söker efter bilder från Stureplan, à tous ceux qui me connaissent, à tous ceux que j'aime (et même aux autres hein, c'est Noël)... un très Joyeux Noël!
Ah, já me esquecia! Feliz Natal e boas festas Mie ;-)
23 décembre 2007
23 décembre... typisk
Il pleut. Il y a du monde dans les magasins. Les cadeaux sont emballés et il ne reste plus rien à faire. On reste en pyjama et on n’a envie de rien. On se sent grincheux. Le down classique d'avant Noël. On n’a même pas faim parce qu’on a grignoté pendant l’après-midi. Il y a la télé en bruit de fond qui diffuse un vieux spectacle de cirque. Le temps semble arrêté. On fait le tour des blogs en espérant trouver, en vain, un peu de nouveau. Deux fois. On fait le tri de ses emails. On entreprend de télécharger un peu de musique, puis on se ravise, faute d’idée. On s’étend un peu, on tourne en rond dans sa chambre, on lit de vieilles lettres. Le cirque vient de terminer, les nouvelles commencent. Il reste encore plusieurs heures avant le début des festivités.
Vive les vacances.
13 décembre 2007
Glad Lucia
Natten går tunga fjät
rund gård och stuva;
kring jord, som sol förlät,
skuggorna ruva.
Då i vårt mörka hus,
stiger med tända ljus,
Sankta Lucia, Sankta Lucia.

Comme moi, vous vous demanderez peut-être combien de petites suédoises ont brulé leurs nattes blondes en se couronnant la tête de bougies. Le SCB doit garder tout ça secret...
Par ici, la Ste-Lucie ne veut pas dire grand chose, à part le lointain souvenir d'en avoir entendu parler dans un quelconque livre de Noël pour enfant. Alors vous imaginez ma surprise, il y a deux ans déjà, lorsque j'ai vu débarquer aux petites heures du matin mes petites voisines toutes habillées de blanc, suivies peu de temps après par deux de mes amies, chantant la chanson de Lucia. En Suède, la Ste-Lucie n'est pas le meilleur moment pour dormir. Pour adoucir le choc, les Lucie en puissance offrent généralement des biscuits au gingembre (pepparkakor), un verre de glögg chaud ou des brioches au saffran (lussekatter). Ces douceurs sont vite englouties, mais le souvenir reste.
09 décembre 2007
Ce Noël, sur IBC...
Quand j’ai vu le retour du soporifique Fanny och Alexander dans le télé-horaire, je me suis demandé s’il y avait sur cette planète quelqu’un qui l’avait déjà écouté jusqu’à la fin et qui y avait réellement compris quelque chose.
On dira ce qu’on voudra, les classiques des fêtes sont rarement des films de répertoire, et c’est justement pour ça qu’on aime les regarder année après année. Chacun (ok, moi) possède sa propre liste de films Noël, liste qui remonte bien souvent à l’enfance et qui nous permet de revivre chaque décembre un peu de la magie naïve des fêtes.
Que serait Noël sans Frank Cross et son sarcasme décapant, aux prises avec trois fantômes peu reposants? Bill Murray est vraiment trop drôle dans son rôle de patron blasé à qui « on ne la fait pas ». On adore le voir mépriser ses employés, critiquer les traditions de Noël et demander d’agrafer des bois sur la tête d’un petit hamster. On prend autant de plaisir à le voir tout jeunôt offrir des couteaux de cuisine à sa « Claire », ou revêtir le costume d’un chien pour un show télévisé. Y a quand même un côté un peu triste et sombre à Scrooged. Je ne sais pas encore exactement pourquoi.
Les couteaux volent bas chez la famille Griswold, mais on ne s’en plaint pas. C’est une succession de grosses blagues grasses, mais avec un peu de dinde, ça passe tout seul. Autre classique des fêtes, Christmas Vacation, avec le subtil Chevy Chase. Je ris toujours autant lorsqu’ils découvrent un horrible écureuil dans le sapin. Les scènes classiques se succèdent : la recherche de l’arbre de Noël, l’illumination de la maison, la dinde desséchée de Catherine, l’arrivée de tante Bettany, la descente en luge, la « prime » de fin d’année…
Sinon, il y a l’immanquable Noël des Muppets qu’on regarde religieusement à chaque année, et le prévisible Home Alone 2, que je n’écoute plus mais dont je connais encore toutes les répliques par cœur.
"Merry Christmas you filthy animal. And a Happy New Year."


02 décembre 2007
Advent (...och?)
Eh bien, voilà à nouveau le début de l'Avent, qui annonce l'arrivée prochaine des fêtes de fin d'année. Bref, pas grand chose à célébrer. Habitude suédoise ou troublant souvenir des cours de catéchèse, j'en ai toutefois profité pour allumer la première bougie de l'Avent.
Cette année, l'Avent marque le début d'un long mois de congé bien mérité, loin des verbes et des examens, des préparations de cours parfois pénibles, du tapage du Brésil et de la Colombie. Un vrai congé de Noël, comme à l'école. J'espère donc profiter au maximum de ces quatre semaines et vous rappeler régulièrement que je suis en vacances et que vous, vous ne l'êtes pas. Lecteurs masochistes, restez à l'écoute...

24 juin 2007
Evighet... pour une longue nuit d'été

En gång var vår sommar
en evighet lång.
Vi strövade i soldagar
utan slut en gång.
Vi sjönk i gröna doftande
djup utan grund
och kände ingen ängslan
för kvällningens stund.
[Karin Boye, 1935]
Il fut une fois notre été
long comme l’éternité.
Nous nous promenions les jours ensoleillés
sans jamais nous arrêter.
Nous sombrions dans de verts parfums
profondément sans raison
et ne ressentions aucune appréhension
au moment du soir.
[ma traduction rapide... j'ai sacrifié un peu du sens pour la rime et le rythme]
la suite ici (på svenska förstås)








