Six heures plus tard: Stockholm

Six heures plus tard... en Scandinavie! Le journal de bord et les aventures d'une enseignante de Montréal partie vivre en Suède pour un an.

10 août 2008

Pèlerinage annuel

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Il y a des traditions qui ne se perdent pas. Aller à bicyclette chez Monsieur Patate en est une. Une bonne frite grasse et un "roteux", quoi de mieux pour souligner le passage de l'été. Surtout que la veille, Louis Morissette avait osé inviter la précieuse Josée Di Stasio dans ce trou perdu pour lui faire goûter la poutine. Il n'en fallait pas plus pour me convaincre. Le hic, c'est que cet illustre casse-croûte, qui était autrefois à quelques kilomètres de chez moi, se trouve maintenant à trois villes de ma nouvelle maison. Ça fait pas mal loin pour de la patate.

Mais qu'à cela ne tienne, j'ai piqué la bicyclette magique de ma mère, celle qui ne donne pas mal aux jambes, et j'ai pédalé en direction de la mecque de la frite: Varennes. C'est toujours agréable de voir le paysage défiler. Après les odeurs de mer de la marina de Boucherville, les cloches de la vieille église, les marais aux canards, le bruit des cigales et l'odeur de foin, vient ensuite celle du gazon frais coupé qui caractérise notre entrée dans le quartier résidentiel de Varennes. À droite, rond comme une lune, Monsieur Patate vous accueille joyeusement. Il sait que vous avez faim.

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Cette fois, j'ai pris de la poutine. Celle de Monsieur Patate est excellente et réussit là où la Banqui$e échoue: son fromage est parfait, frais, dodu et fondant. Car une poutine qui se respecte doit répondre à certains critères: des frites grasses et bien dorées, faites à partir de vrais bâtonnets de patate (on oublie les frites McDo ou autres imitations faites à base de pâte de pommes de terre), de la sauce onctueuse, pas trop piquante, pas trop sucrée, et finalement, du fromage cheddard frais qui ne s'est pas encore solidifié et qui fond légèrement sous la sauce. Évidement, on sert la poutine dans un bol assez profond afin que la chaleur fasse ramollir le fromage. Éparpillés dans une assiette,  les grains de fromage restent tièdes, entiers, et n'en valent pas la peine. On retrouve donc les meilleures poutines loin des centres urbains, dans des petits casse-croûtes qui n'ont l'air de rien. Bref, je ne serais pas surprise que Monsieur Patate serve la meilleure poutine de son territoire. Un 30 kilomètres qui en valait la peine.

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Pour les vrais amateurs, cliquez sur la photo non-sensurée (toujours de chez Monsieur patate): P8109449

Posté par vorteex à 21:29 - Montreal - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Ca donnerait presque envie, dis donc ! (oui, des fois j'adore manger bien gras)
    Il faudra que j'essaie, un jour, mais ça sous-entend donc que je traverse l'Atlantique, j'imagine que l'on n'en trouve pas facilement ici, surtout de la bonne...!

    Posté par Bertrand, 10 août 2008 à 22:31
  • Bon souvenirs

    Tu vas presque me faire regretter mon déménagement... avec tes photos du coin et M Patate.... Dans le fond ce sera pas si loin !!!

    Posté par Mago, 10 août 2008 à 23:58
  • Ouash ou divin?

    Bonjour Marie,
    Avec ta savoureuse description de tes grosses patates grasses ''dégueu', j'ai presque peur d'avoir une faiblesse gustative et, qui sait, à succomber à cette satanée poutine. Dieu m'en protège!

    Gaston

    Posté par Gaston, 11 août 2008 à 01:10

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