Six heures plus tard: Stockholm

Six heures plus tard... en Scandinavie! Le journal de bord et les aventures d'une enseignante de Montréal partie vivre en Suède pour un an.

18 juin 2012

Histoire de peinture

Vous vous demandiez où j'étais. Pas bien loin en fait. À une ville d'ici, dans mon nouvel appartement. Qui dit nouvel appartement dit aussi session de redécoration intense. Qui dit décoration dit peinture. 

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À vrai dire, j'aime bien peinturer. Ça a même quelque chose d'un peu zen. Mais peindre des plafonds me donne des envies de meurtre. D'abord parce que la posture vous casse le cou en plus de vous forcer à descendre retremper le rouleau à chaque fois. Ensuite parce que le foulard que vous avez mis sur votre tête pour protéger vos cheveux finit par glisser sans crier gare, vous laissant sans le savoir vous décorer la tête de minuscules goutelettes de blanc. Aussi parce qu'en peinturant blanc sur blanc, vous oubliez où vous avez déjà passé et devez tout refaire en double pour être certain de ne rien avoir oublié. Et parce qu'inévitablement, oui, vous avez oublié un petit coin... que vous découvrez le lendemain, lorsque tout est sec et que les pots de peinture son rangées. 

En tout cas, bien contente que ça soit terminé. Vendredi, ça sera les électros et la table. Bientôt internet. Vous aurez donc des nouvelles fraiches de mon nouveau voisinage sous peu. Du plaisir en perspective. 

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05 mai 2012

C'est du spaghetti ton bras!

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Parmi les choses qui font que je blogue moins, il y a la danse. La danse orientale d'abord (ou danse du ventre) avec les filles du lundi, où l'on apprend que la coordination, c'est loin d'être aussi simple qu'il ne paraît. Les plus chanceux d'entre vous auront vu les photos de mon dernier spectacle, costumée à la mode des mille et unes nuits. Une super expérience et un beau défi en soi.

Aujourd'hui, je suis allée m'acheter des souliers de danse latine. Pour la salsa, surtout. Je préfères danser à plat, mais pour les cours, c'est mieux. Je ne vous raconterai pas comment je me suis encore perdue en cherchant la rue (que j'avais dépassée depuis déjà une bonne heure... à pied), moi qui pensais que pour cette fois, je pourrais bien me passer de carte. Bref, j'ai les jambes en compote. Mais ça valait la peine. J'avais fait plusieurs magasins plutôt douteux (dans le sens de laids), et j'avoue que j'avais des doutes. À chaque fois, je ne trouvais rien d'excitant, ou il n'y avait tout simplement pas ma grandeur, les vieilles dames me laissant subtilement sous-entendre que "dans les grandes tailles, il y a moins de choix". Grande taille?? Alors quand j'ai appelé la boutique pour demander s'ils avaient plusieurs modèles, la dame s'est exclamée que oui. Ben voyons... Elle avait pourtant dit vrai. J'ai pu exactement trouver ce que je cherchais, avec un talon pas trop haut. 

Les lectrices se diront peut-être que ces chaussures leur semblent familières. Tant qu'à s'acheter quelque chose, autant mieux y aller à fond dans la fantaisie. Après tout, ce n'est pas des trucs qu'on chausse pour aller faire les courses. Bref, voici un petit quelque chose qui vous rafraîchira la mémoire (à 01:53 par exemple):


Dirty Dancing - Hungry Eyes (Eric Carmen) par STARDUST72


Hon! Ha! Je sais. Voilà à quoi j'occupe mon temps. Les petis maillots laids en moins, évidemment. Je vais vous dire un truc. Danser, c'est vraiment pas naturel chez moi. D'abord je n'aime pas trop, je n'ai pas de coordination et je suis souvent de celles qui se demandent si elles n'ont pas loupé un cours ou une explication tellement tout le monde a l'air de comprendre du premier coup. Mais c'est pas grave. Je ne vais pas me limiter à ce qui est "mon style" ou ce dans quoi je suis certaine d'exceller. Je me suis dit que la danse, les spectacles et les costumes à la Dancing with the stars, ce n'était pas juste pour les belles filles des films. Avec de l'intérêt et de la pratique, on arrive à faire de petits miracles. Alors que vous vouliez vous prendre pour une agente du FBI en vous entraînant au champ de tir, réciter du Molière devant une salle comble, faire du cheerleading, vous lancer dans le sauvetage en forêt, la moto, le chant, le football.. ne laissez pas ces idées folles dans les films et donnez-vous une chance.

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20 avril 2012

Relents de Finlande

Pendant que je suis là, autant vous gâter. 

Une des choses qui me tiennent occupée ces temps-ci est mon futur déménagement. Hé oui, vous voyez déjà venir le récit de mes déboires de décoration. Mais tout d'abord, il faut jeter. Les vêtements qui ont passé 2 années sans être portés mais qui "pourraient servir un jour!", les notes et livres de cours jamais relus, les cartes de noël et correspondance sans intérêt, les objets brisés qu'on ne réparera jamais, etc. J'ai aussi trouvé ma boîte à souvenirs de voyage. Des reliques un peu décevantes il faut dire, et dont j'ai dû jeter la moitié, faute de me souvenir à quoi elles faisaient référence. Factures diverses, billets de trains que je ne me rappelle plus avoir pris, étiquettes de bonbons... ma collection est quand même vaste.

Je regarde la boîte et je me dis... rien de mieux que de radoter ses vieux souvenirs à qui veut l'entendre. Sinon, à quoi bon les conserver? Je ressors donc pour vous le meilleur de ma poussière afin de vous raconter quelques anecdotes de mon tout premier voyage. C'était avant les années 2000, avant de commencer l'université. J'avais décidé d'aller passer deux semaines en Finlande pour aller rencontrer dans différentes villes des amis que j'avais rencontrés sur un forum de discussion (mIRC, pour les vieux routards). Ça c'était avant l'existence de toute notion de sécurité sur le web, il va sans dire. 

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Ze bouteille. Objet le plus impressionnant de la collection. C'est pour dire. Après des heures et des heures de vol, je me trouvais finalement dans le pays de mes rêves. Je n'avais pas dormi depuis la veille, et la dernière chose que j'avais bue était probablement un demi verre d'eau servi par l'hôtesse de l'air. Bref, après être débarquée à Helsinki et avoir exploré le centre-ville, j'ai commencé à avoir soif. Grave. Mine de rien, c'est pas facile se trouver quelque chose à boire lorsqu'on vient de débarquer. Tout est si différent! Et la langue... n'en parlons même pas. L'auberge ne m'accueillait que vers 14h et dans mon esprit de jeune voyageuse, ils me laisseraient probablement sécher dehors si j'osais me pointer plus tôt pour demander de l'eau. Bref. J'en déniche finalement sur l'esplanade. Je débouche le truc... et horreur! De l'eau minérale! Ceux qui me connaissent savent que je suis incapable de boire des bulles, peu importe leur forme. Cela pourra faire l'objet d'un prochain billet, mais sachez seulement que même assoiffée, j'ai été incapable d'en boire une gorgée complète. Je me rappelle avoir versé quelques gouttes dans le bouchon en pensant que l'air sortirait plus vite si je soufflais dessus, mais en vain. 

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Ma Finnrail. Une espèce de passe de train qui me permettait de me déplacer partout au pays pour un certain nombre de jours. À voir la tête du gars à la gare, elle n'était pas souvent demandée. Elle m'a servi à faire un décent petit tour du pays. Ne sachant pas trop comment cela fonctionnait, et voulant être certaine d'avoir une place dans le train, j'avais acheté une réservation pour un siège. Ainsi, quand le contrôleur est venu me demander mon billet et que je lui ai remis la réservation, il a commencé à insister en finnois. Je ne comprenais rien, et je commençais à paniquer. Un passager m'a gentiment fait comprendre qu'il fallait un autre billet. Je me suis finalement souvenue de ma passe, mais disons que ça augurait mal pour ma première expérience ferroviaire.

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Je devais rencontrer un dénommé dSt (short pour "Distorted", parce qu'on était tellement cool dans ce temps-là) à Joensuu. C'était un Suédois qui bredouillait le français et qui avait créé un band avec ses amis. Je logeais à l'auberge jeunesse de la ville. Un après-midi, je suis sortie pour aller m'acheter du jus d'orange au dépanneur du coin (qui vendait des petits pains à la viande exquis que je n'ai jamais remangés jusqu'à ce jour). En revenant, j'ai constaté que la porte de l'auberge était verrouillée. Mes clés et toutes mes affaires étaient restées dedans. Bien joué. Après avoir attendu un peu, puis constaté que personne ne viendrait avant le souper, je me suis hissée sur une bicyclette et j'ai passé par la petite fenêtre que vous voyez sur la gauche. Je m'attendais à voir débarquer la police à tout moment en voyant une partie de mon corps se balançant par la fenêtre, mais non. 

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L'intérieur, c'était ça. Un tas de lits superposés avec une salle de bain pour tous. Je crois que c'était un ancien camp scoot. Heureusement, la salle n'était pas comble et ça ne ronflait pas trop fort. Il y avait un espèce de motard finlandais, beaucoup plus vieux que tous les autres, qui faisait la conversation. On se demande un peu ce qu'il faisait là. Je me souviens aussi d'avoir vu quelqu'un se faire un gruau appétissant un matin et me demander si les autres logeurs avaient le droit d'en prendre. J'ai pris ma faim en patience.

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À Helsinki, j'ai rencontré une autre passionée de Finlande. C'était une Allemande nommée Ulrike. On allait souvent parler sur les marches de la cathédrale en mangeant du chocolat. Je me souviens d'une journée particulièrement chaude où nous en avions acheté de toutes sortes. J'en ai mangé pas mal. Je devais prendre ensuite le train vers Turku... et disons que j'ai pas mal regretté cet abus de sucre.

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Je devais passer quelques jours à Turku, dans la famille de Neves (lisez à l'envers et vous obtiendrez Seven... je vous dis qu'on était cool). Sara, de son vrai nom, m'avait gentillement invitée à passer le Midsommar avec elle (lisez l'histoire ici), sa famille, et son copain Ysalamiri (un autre pseudo... personnage de Star wars je crois). Si vous regardez attentivement la carte, vous remarquerez à droite un trajet tracé au stylo bleu. En fait, je devais appeler Sara à mon arrivée à la gare, mais comme je ne voulais pas dépenser mon argent en carte d'appel, j'avais eu la bonne idée de me rendre chez elle À PIED. Sachez mesdames, messieurs, que mon sens inouï de l'orientation et de perception spatiale ne date pas d'hier. Je me suis non seulement plusieurs fois trompée de rue, mais la distance séparant la gare de chez elle était pas mal plus grande que prévue. Et c'est sans parler de mon méga sac de backpacker sur le dos. Je me suis heureusement rendue. 

Je crois qu'on a fait un premier tour de la collection. Je crois aussi avoir enregistré mes impressions quotidiennes sur un mini-magnétophone que je trainais avec moi. En apprendrez vous plus sur le motard? dSt est-il devenu une star? Que s'est-il réellement passé dans la forteresse de Savonlinna? D'autres détails croustillants vous attendent peut-être un autre jour. En attendant, je vous laisse spéculer sur mon pseudo de l'époque. Pas difficile à deviner, puisque la réponse se trouve sur ce blog.

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19 avril 2012

Des nouvelles du bureau

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Les joies de travailler à la maison.

Bon, vous vous demandez peut-être où j'étais. Moi aussi en fait. Je regarde le calendrier: on est déjà en avril. Mi-avril même. Même si le soleil n'arrive jamais assez vite pour moi, ce premier tiers d'année a quand même passé vite. À quoi je l'ai occupé? Je vous en parlerai peut-être. L'absence de nouveaux billets démontre par contre que je n'ai pas à me plaindre de grand chose, alors c'est déjà ça de pris. Pour de nouvelles escapades, il faudra repasser. Mes plans d'été foirent les uns après les autres et je risque de rester ici pour un bon moment. Nous ne sommes qu'en avril, direz-vous peut-être, j'ai encore le temps.

Mi-avril, je vous rappelle!

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29 janvier 2012

Ces dames qui vous veulent du bien

Ça sonne à la porte. Il est samedi matin. J'attends l'agent d'immeuble pour une visite, mais je trouve qu'elle a pas mal d'avance. Pas grave, le ménage est fait et je suis prête à sortir pour faire les courses. Je laisse les deux dames monter les longs escaliers, je les salue gentillement en me présentant. Mais je flaire vite un problème: sous ces chapeaux et ces gros manteaux, je ne reconnais pas l'agent d'immeuble. 

"Croyez-vous que les catastrophes naturelles sont dues à la colère de Dieu?"

Merde.

Je venais de comprendre à qui j'avais à faire. Toujours aussi gentilles, elles m'ont foutu leur espèce de journal de propagande entre les mains, me disant qu'elles voulaient savoir ce que j'en pensais. Manière polie de dire qu'elles ne lâcheraient pas le morceau et reviendraient me hanter un prochain samedi. Génial. En sortant pour faire les courses, je les ai croisées sur la rue en train de se chercher d'autres victimes. Elles m'ont saluée par mon prénom... J'ai pas fini.

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15 janvier 2012

J'ai essayé: le gruau coupe à l'ancienne

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Comme quoi quand on est pas au soleil et qu'on gèle, mieux vaut se rabattre sur la bouffe pour se réconforter. Qui dit température sous zéro dit aussi gruau, ma nouvelle obsession depuis quelques semaines, allant rejoindre les rangs des bananes et du pop-corn nature. Mais voilà, après quelques temps de gruau rapide, il était temps de passer au niveau supérieur: le gruau à l'ancienne. Un petit coup d'oeil au site de Ricardo a suffi pour me convaincre qu'un bon bol qui goûte quelque chose vaut la peine qu'on passe 20 minutes devant son poêle à attendre que ça prenne. Parce que oui, ça prend du temps ce truc.

Pourquoi passer à une coupe à l'ancienne? Parce que les grains sont plus nutritifs, parce qu'ils n'ont pas vraiment été transformés. Au lieu d'être écrasés en flocons, ils sont plutôt coupés en 2 ou 3 morceaux. On dirait des petits bouts de dents de bébé chat (bon appétit). On dit le gruau plus goûteux ainsi.

Bref, j'ai suivi la recette et j'y ai ajouté une compote banane-noix poêlée pour sucrer. Bof. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai l'habitude de faire mon gruau au lait (et ici avec de l'eau), mais j'avais un peu l'impression de manger des grains gonflés d'eau à la cuillère. La texture est plus granuleuse que la recette classique, mais néanmoins crémeuse. Quant au goût, j'ai du mal à cerner pourquoi les disciples de Ricardo sont en pâmoison. C'est pas mauvais, mais ça reste du gruau. 

Je n'ai pas dit mon dernier mot par contre (après tout, me voilà aux prises avec un paquet complet d'avoine coupée à l'ancienne). Cette petite compote aidant, je vais peut-être pouvoir me réconcilier avec ce nouveau grain entier en faisant des mélanges plus sucrés. À suivre.

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24 décembre 2011

Joyeux Noël

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Je sais, c'est un post de paresseux. Mais la nuit de Noël, on a mieux à faire que de lire des blogs ou en écrire. Alors joyeux noël tout le monde!! 

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20 novembre 2011

Nouvel album

Vous trouverez de nouvelles photos sous l'album Veracruz 2011. Pour des images peut-être plus représentatives des attraits de la ville, consultez les albums des années précédantes.

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18 novembre 2011

C'est Noël tous les mois

Eh oui, comme toute chose à une fin (surtout les bonnes), je suis de retour à Montréal après une longue nuit passée quelque part au-dessus du continent. Heureusement, ma Luxebox du mois de novembre était là pour me remonter le moral!

C'est quoi ça, une Luxebox? C'est un abonnement vous donnant droit à une petite boîte remplie de produits et d'échantillons de luxe chaque mois. Vernis à ongle, gloss, crèmes en tout genre, nouveaux gadgets et tendances beauté, shampoing... C'est une surprise à chaque fois qui vous arrive par la poste! On ouvre la boîte, on écarte le papier de soie noir, impatient de découvrir nos nouveaux produits. Et on est jamais déçu! Si comme moi vous aimez les échantillons, ce petit envoi mensuel pourrait bien faire votre joie. Il s'agit généralement de produits que vous ne vous seriez jamais achetés, mais dont vous avez entendu parler. 

Ce mois-ci, la poupoune qui sommeille en vous ne sera pas déçue. Avec des crèmes, un exfoliant et de l'ombre à paupière, vous trouverez aussi une petite bouteille de parfum. Mais ce qui fait encore plus mon bonheur, c'est une petite boîte en fer orange contenant un nouveau thé à essayer! En plein dans le mile. De quoi réchauffer cette fin de novembre abrupte après le soleil mexicain.

Bref oui, vous conviendrez que c'est assez futile comme principe. Mais recevoir un cadeau surprise chaque mois, moi, ça me rend heureuse!

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La chambre

Pour un repos total, choisissez de préférence une petite chambre en retrait de la maison avec un grand lit confortable et une salle de bain bien propre. Accrochez vos vêtements d'été dans un large placard de bois. Vous ne les avez pas vus depuis bien longtemps, ceux-là. Allongez-vous sur le lit et regardez le plafond de plâtre blanc. Contemplez le silence. Ou presque. Vous entendez quelques oiseaux exotiques se répondre. Le son de la cheminée d'un gros bateau au loin. Des conversations en espagnol et des rires s'élevant de la cuisine, assourdis par les murs de béton. Vous pourriez y rester des lustres et personne ne viendrait vous déranger. 

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La nuit tombée, c'est un vent silencieux et marin que vous décidez de faire entrer ou non par la grande fenêtre à barreaux. Au matin, alors qu'il fait encore un peu nuit, vous entendrez au loin le son d'une trompette militaire appelant les marins à l'entraînement. L'air est humide, mais supportable. Les premiers rayons du soleil vous annoncent que la journée sera chaude.

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Évidemment, quiconque loge dans cette chambre connaît aussi ses secrets. D'où vient cette odeur forte et bizarre semblant s'échapper du drain du lavabo deux fois par jour? Pourquoi la porcelaine de la toilette et du lavabo est-elle rouge vin? La petite salamandre se promenant furtivement dans la maison pourra-t-elle se faufiler par la porte? Pourquoi doit-on insérer la clé à l'envers dans la serrure? Aura-t-on assez d'eau pour terminer de se rincer les cheveux cette fois? Mieux ne vaut pas prendre de risque et se remplir une chaudière, au cas où.  

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15 novembre 2011

Gran café de la Parroquia

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El gran café de la Parroquia, ou "afé de la parroquia", si on se fie à la photo, c'est le café incontournable de Veracruz. Pas parce que c'est nécessairement meilleur qu'ailleur, mais parce qu'il fait partie de la culture locale depuis 1808. C'est sans contredit une icône pour le port de Veracruz. Un café "old style" qui a conservé les traditions de la région. Je crois en avoir déjà parlé, mais j'adore me répéter.

Super hein, les autos qui bloquent la vue? Allez, fermez-vous les yeux. Imaginez une salle immense avec des petites tables rondes en bois foncé. Des dizaines de serveurs s'affairent un peu partout, tous en chemise blanche, et semblent sortis d'un vieux film. Autour de vous, il y a de vieux mexicains qui viennent lire leur journal devant une tasse de café ou des oeufs, des couples plus ou moins jeunes, des familles. Dehors, vous entendez le son de la marimba, et vous pouvez voir les vendeurs ambulants interrompre la quiétude de ceux qui ont eu la mauvaise idée de manger dehors. Le soleil d'été entre par les grandes fenêtres et vous savez que la mer n'est qu'à quelques pieds. 

Si vous aimez le café, on vous en apportera un fond épais dans un grand verre. Déçu et surpris, vous comprendrez ensuite qu'il suffit de frapper sa cuillère contre le verre pour voir accourir un homme avec une bouilloire remplie de lait chaud. Le lechero soulèvera alors la bouilloire très haut et fera couler le lait dans votre verre d'une main experte, sans en échapper une goûte. Alerté par le son d'une autre cuillère, il vous laissera seul devant votre petit bonheur.

Ça c'est quand on aime le café. Pour les autres, on se contente de manger.  

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13 novembre 2011

Puebla (3)

"Si tu vas à Puebla, il faut vraiment que tu essayes les cemitas".

C'est fait.

Au départ, je n'étais pas convaincue. Il faut dire qu'on m'avait décrit cette soi-disant nourriture des dieux comme un "sandwhich de pain dur avec toutes sortes d'affaires dedans". Ouin. Je devais néanmoins essayer. On est donc allées dans un marché public de Puebla, dans un coin bien au fond où se cachaient apparemment les meilleures cemitas de la région, sinon du pays. Et c'est peu dire. À notre arrivée, une bonne quinzaine de personnes attendaient à la queue-leu leu pour avoir leur part. De l'autre côté du comptoir, un autre attroupement de cuisiniers travaillaient sans relâche, coupant les pains, tartinant les avocats, etc. 

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Il existe plusieurs sortes de cemitas, mais beaucoup s'entendent pour dire que la milenasa est la meilleure. Il s'agit d'une fine tranche de boeuf panée avec une épaisse couche de fromage fondu, des oignons marinés et des piments, de l'avocat, une tranche de ce qui ressemble à de la tête fromagée version mexicaine (à mi-chemin entre le pâté de foie et le salami), de la coriandre et du pápalo (une herbe qui goûte la coriandre un peu citronée), le tout servi sur une sorte de pain kaiser un peu sec. Heureusement, car si vous pensez qu'un bigmac est difficile à manger et que le petit pain ne vous fait aucune faveur, imaginez-vous avec ce truc entre les mains!   

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Les décrire en un mot: WOW. C'est très bon et très frais. Toutes les saveurs se marient parfaitement, et le pain, pourtant assez banal, a vraiment quelque chose de spécial. Comment dire, il goûte vraiment le pain. La cemita est donc le genre de truc dont on s'empiffre à en éclater, mais dont le goût revient nous prendre un peu plus tard dans la soirée. On aimerait avoir deux estomacs pour pouvoir prolonger le plaisir. Vient avec chaque sandwich une sélection d'eau de saveur venant en format d'un litre. J'ai pris au cantaloup, mais j'avoue ne pas avoir tout bu! N'empêche que ça aide à faire descendre tout ça. 

Dans la catégorie "j'essaye des trucs", j'ai aussi remangé des sauterelles, mais cette fois-ci grillées au chili, donc avec un petit goût de barbecue légèrement fumé. C'est un vieux monsieur qui m'en a mis une cuillère pleine dans la main. Meilleures qu'à Xalapa, mais pas encore convaincue... 

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Puebla (2)

Après une chaotique randonnée en autobus digne d'un manège de La Ronde (vous auriez dû voir mon saut périlleux quand on a pris une bosse), nous sommes arrivées au centre de Puebla. À première vue, ça ressemble un peu au Vieux Montréal, avec ses rues étroites et pavées, et ses boutiques. Puebla est une ville jeune à l'atmosphère estudiantine, en raison de la proximité de l'université. Voilà qui plairait bien à notre Papy! La spécialité de Puebla, c'est la céramique (souvent bleue et blanche). On y vend différents articles de cuisine et des poteries. Il y a certaines rues spécialisées, comme la rue des artistes, la rue des artisans du bois, etc.

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Il y a une grande place, sensiblement semblable à celle de Veracruz, où l'on peut, le soir venu, voir des spectacles extérieurs, s'asseoir sur un banc et regarder passer la soirée, ou prendre un café à l'un des restaurants qui bordent la place. 

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Une autre attraction de la ville demeure la cathédrale. Protégée par une grille gardée par les dizaines de petits anges, elle contient un orgue gigantesque et de nombreuses fresques et dorures.

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Puebla (première partie)

N'écoutant que son courage, votre bloggeuse est allée explorer pour vous (mais surtout pour elle) de nouveaux territoires mexicains. Il s'agit cette fois de la ville de Puebla, la capitale de l'état du même nom, située à quatre heures d'autobus de Veracruz. C'est une belle ville de style plutôt colonial avec des centaines d'églises. Une amie m'y avait invitée et j'avais saisi l'occasion. J'ai donc pris l'autobus depuis le terminal de Veracruz qui a ensuite filé vers les montagnes. La ligne ADO offre des sièges confortables, même si j'ai dû me taper des films d'autobus, (ie. des films où Brendan Fraser tient la vedette, ou où des enfants tentent de sauver un animal de méchants promoteurs immobiliers). Cette fois-ci, c'était le tour de Brendan.

À la sortie de l'autobus, j'ai remarqué qu'il faisait beaucoup plus sec et plus frais qu'à Veracruz. Mon amie m'attendait au terminal. De là, nous avons pris un autobus jusqu'à la ville de Cholula, pour voir la cité précolombienne. Il s'agit en fait des vestiges d'une pyramide sur laquelle les Espagnols ont construit une église. À la sortie de l'autobus, on déambule d'abord à travers des vendeurs d'artisanat, on esquive un homme qui fait gigotter un sac en poussant des cris de félin en colère (il vend en fait des sifflets qui imitent le cri du chat), puis on entreprend l'escalade de la montagne.

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En haut, on peut profiter d'une vue imprenable sur la ville, et d'une église baroque. Des statues (parfois un peu trop réalistes) de personnages bibliques rappellent le côté fortement religieux du Mexique. Au loin, on voit la ville de Puebla, que nous rejoindrons après avoir mangé une glace au piña colada et à la cerise (cette dernière s'appelle beso de angel).

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10 novembre 2011

El norte

Le temps est menaçant aujourd'hui à Veracruz. C'est un autre "norte" qui passe et qui pousse tout sur son passage. Le vent est tellement fort qu'on peut difficilement marcher. Armée de ma caméra, d'un capuchon et de lunettes soleil, je me suis tout de même aventurée au bord de l'eau. Même le long du malécon, il n'y avait pas une âme qui vive à part deux vieux chiens roux et un vendeur de volovanes (vols au vent). Les pêcheurs étaient tous rentrés à l'abri, l'accès au quai fermé, les restaurant placardés. Au moins, l'humidité est tombé et il fait même... frais!

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09 novembre 2011

Trabajando

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Oui, cet ordinateur top-modèle n'aura jamais été mis autant en vedette. C'était simplement pour vous montrer mon espace de travail mexicain dans cette très belle maison de style colonial. Je m'attable vers 8 heures, et selon la longueur des épisodes qui viennent interrompre mon travail, je m'arrête en fin d'après-midi ou en soirée. Le propriétaire qui pratique la marimba fait retentir une musique des îles depuis la pièce d'à côté tandis que des éclats de voix des employés complices se font entendre d'un peu partout. Le toit grand ouvert laisse passer juste assez de soleil ainsi que des cris d'oiseaux qui s'en donnent à coeur joie. Vive le travail à distance!  

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06 novembre 2011

Matinée

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Le soleil se lève sur un Veracruz bleu et blanc et nous rappelle à quel point l'été fait du bien. On commence la journée chez Suriana, au coin de la rue (ne le cherchez pas sur la photo, c'est pas là). C'est un petit resto familial bien relax où l'on peut manger un peu de tout, avec toutes les portes et fenêtres grandes ouvertes. Il n'y a jamais personne quand j'y vais, mais vers trois heures, tous les environs semblent s'y rassembler en famille pour manger. Je suis toujours servie par la même dame, pas très jasante, mais qui semble travailler dur. Rôde parfois la redoutable Angeli, une petite fille qui n'a pas la langue dans sa poche et qui n'hésite pas à vous dire que vous avez une sale tête ce jour-là, ou que la rougeur sur votre coude vous tuera très bientôt. Le menu est plutôt simple, mais j'arrive toujours à commander quelque chose de différent. Par contre, aucun déjeuner ne serait complet sans un grand jus d'orange fraichement pressé. On s'assoit à l"ombre, on sirote son verre en regardant les premiers passants marcher. Puis on profite de la ville encore endormie et du soleil bas pour aller prendre une petite marche pour digérer tout ça. 

Les rues sont tranquilles et on ne voit passer que des taxis rouge et blanc qui vous klaxonnent au passage. Quelques braves femmes vêtues d'une robe légère balaient ou arrosent l'entrée de leur commerce tandis que des hommes brandissant une serviette s'affairent à assigner une place de stationnement aux rares voitures circulant à cette heure. D'autres préparent plutôt leur petit étalage de bidules à vendre, des oiseaux en plastique, des chapelets et des gazous sans valeur qu'ils essayeront de refiler aux passants contre une poignée de monnaie. 

Je suis ensuite retournée à ma chambre, il commençait à faire chaud, et les oeufs commençaient à me peser un peu sur l'estomac. 

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04 novembre 2011

J'aime...

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... L'internet Wireless dans les aéroport.

Je ne peux pas croire que je suis venue à bout terminer tout ce qu'il y avait à faire. Maintenant, les cours sont finis, et un encombrant contrat vient de prendre fin. La valise est déjà en soute. Ce matin, j'ai le coeur léger. Je sais que je n'ai rien à faire, rien à penser. Le compteur est arrêté, personne ne m'attend. Bien entendu, le boulot reprend lundi, mais sous un soleil un peu plus chaud, et sans la pression des derniers mois. 

Oui, je retrouve ce matin ma vie de voyageuse, exactement comme je l'avais laissée en novembre dernier et les années précédantes. Une zone intemporelle et familière dans laquelle on se reglisse sans même y penser. Les billets, les correspondances, le désinfectant à main, le petit stress de fond, le jean t-shirt et la pochette de passeport, les écouteurs d'avion, les oeufs-bacon hors de prix. Rien n'a changé.

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02 novembre 2011

Mystère

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L'achat d'une nouvelle enquête d'Harry Bosch ne peut signifier qu'une chose.

La suite dans deux jours, pour de fraîches aventures de votre blogueuse trotteuse...

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16 octobre 2011

Voir double

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Si on est pas les seuls à avoir vu ce spectacle aujourd'hui, on pourra au moins dire qu'on a pas fait partie des illuminés qui ont décidé de freiner subitement au beau milieu de l'autoroute pour le contempler. Parce qu'à plus de 100 à l'heure, c'est plutôt des étoiles qu'on risque de voir apparaître...  

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