Six heures plus tard: Stockholm

Six heures plus tard... en Scandinavie! Le journal de bord et les aventures d'une enseignante de Montréal partie vivre en Suède pour un an.

29 janvier 2012

Ces dames qui vous veulent du bien

Ça sonne à la porte. Il est samedi matin. J'attends l'agent d'immeuble pour une visite, mais je trouve qu'elle a pas mal d'avance. Pas grave, le ménage est fait et je suis prête à sortir pour faire les courses. Je laisse les deux dames monter les longs escaliers, je les salue gentillement en me présentant. Mais je flaire vite un problème: sous ces chapeaux et ces gros manteaux, je ne reconnais pas l'agent d'immeuble. 

"Croyez-vous que les catastrophes naturelles sont dues à la colère de Dieu?"

Merde.

Je venais de comprendre à qui j'avais à faire. Toujours aussi gentilles, elles m'ont foutu leur espèce de journal de propagande entre les mains, me disant qu'elles voulaient savoir ce que j'en pensais. Manière polie de dire qu'elles ne lâcheraient pas le morceau et reviendraient me hanter un prochain samedi. Génial. En sortant pour faire les courses, je les ai croisées sur la rue en train de se chercher d'autres victimes. Elles m'ont saluée par mon prénom... J'ai pas fini.

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15 janvier 2012

J'ai essayé: le gruau coupe à l'ancienne

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Comme quoi quand on est pas au soleil et qu'on gèle, mieux vaut se rabattre sur la bouffe pour se réconforter. Qui dit température sous zéro dit aussi gruau, ma nouvelle obsession depuis quelques semaines, allant rejoindre les rangs des bananes et du pop-corn nature. Mais voilà, après quelques temps de gruau rapide, il était temps de passer au niveau supérieur: le gruau à l'ancienne. Un petit coup d'oeil au site de Ricardo a suffi pour me convaincre qu'un bon bol qui goûte quelque chose vaut la peine qu'on passe 20 minutes devant son poêle à attendre que ça prenne. Parce que oui, ça prend du temps ce truc.

Pourquoi passer à une coupe à l'ancienne? Parce que les grains sont plus nutritifs, parce qu'ils n'ont pas vraiment été transformés. Au lieu d'être écrasés en flocons, ils sont plutôt coupés en 2 ou 3 morceaux. On dirait des petits bouts de dents de bébé chat (bon appétit). On dit le gruau plus goûteux ainsi.

Bref, j'ai suivi la recette et j'y ai ajouté une compote banane-noix poêlée pour sucrer. Bof. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai l'habitude de faire mon gruau au lait (et ici avec de l'eau), mais j'avais un peu l'impression de manger des grains gonflés d'eau à la cuillère. La texture est plus granuleuse que la recette classique, mais néanmoins crémeuse. Quant au goût, j'ai du mal à cerner pourquoi les disciples de Ricardo sont en pâmoison. C'est pas mauvais, mais ça reste du gruau. 

Je n'ai pas dit mon dernier mot par contre (après tout, me voilà aux prises avec un paquet complet d'avoine coupée à l'ancienne). Cette petite compote aidant, je vais peut-être pouvoir me réconcilier avec ce nouveau grain entier en faisant des mélanges plus sucrés. À suivre.

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24 décembre 2011

Joyeux Noël

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Je sais, c'est un post de paresseux. Mais la nuit de Noël, on a mieux à faire que de lire des blogs ou en écrire. Alors joyeux noël tout le monde!! 

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20 novembre 2011

Nouvel album

Vous trouverez de nouvelles photos sous l'album Veracruz 2011. Pour des images peut-être plus représentatives des attraits de la ville, consultez les albums des années précédantes.

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18 novembre 2011

C'est Noël tous les mois

Eh oui, comme toute chose à une fin (surtout les bonnes), je suis de retour à Montréal après une longue nuit passée quelque part au-dessus du continent. Heureusement, ma Luxebox du mois de novembre était là pour me remonter le moral!

C'est quoi ça, une Luxebox? C'est un abonnement vous donnant droit à une petite boîte remplie de produits et d'échantillons de luxe chaque mois. Vernis à ongle, gloss, crèmes en tout genre, nouveaux gadgets et tendances beauté, shampoing... C'est une surprise à chaque fois qui vous arrive par la poste! On ouvre la boîte, on écarte le papier de soie noir, impatient de découvrir nos nouveaux produits. Et on est jamais déçu! Si comme moi vous aimez les échantillons, ce petit envoi mensuel pourrait bien faire votre joie. Il s'agit généralement de produits que vous ne vous seriez jamais achetés, mais dont vous avez entendu parler. 

Ce mois-ci, la poupoune qui sommeille en vous ne sera pas déçue. Avec des crèmes, un exfoliant et de l'ombre à paupière, vous trouverez aussi une petite bouteille de parfum. Mais ce qui fait encore plus mon bonheur, c'est une petite boîte en fer orange contenant un nouveau thé à essayer! En plein dans le mile. De quoi réchauffer cette fin de novembre abrupte après le soleil mexicain.

Bref oui, vous conviendrez que c'est assez futile comme principe. Mais recevoir un cadeau surprise chaque mois, moi, ça me rend heureuse!

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La chambre

Pour un repos total, choisissez de préférence une petite chambre en retrait de la maison avec un grand lit confortable et une salle de bain bien propre. Accrochez vos vêtements d'été dans un large placard de bois. Vous ne les avez pas vus depuis bien longtemps, ceux-là. Allongez-vous sur le lit et regardez le plafond de plâtre blanc. Contemplez le silence. Ou presque. Vous entendez quelques oiseaux exotiques se répondre. Le son de la cheminée d'un gros bateau au loin. Des conversations en espagnol et des rires s'élevant de la cuisine, assourdis par les murs de béton. Vous pourriez y rester des lustres et personne ne viendrait vous déranger. 

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La nuit tombée, c'est un vent silencieux et marin que vous décidez de faire entrer ou non par la grande fenêtre à barreaux. Au matin, alors qu'il fait encore un peu nuit, vous entendrez au loin le son d'une trompette militaire appelant les marins à l'entraînement. L'air est humide, mais supportable. Les premiers rayons du soleil vous annoncent que la journée sera chaude.

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Évidemment, quiconque loge dans cette chambre connaît aussi ses secrets. D'où vient cette odeur forte et bizarre semblant s'échapper du drain du lavabo deux fois par jour? Pourquoi la porcelaine de la toilette et du lavabo est-elle rouge vin? La petite salamandre se promenant furtivement dans la maison pourra-t-elle se faufiler par la porte? Pourquoi doit-on insérer la clé à l'envers dans la serrure? Aura-t-on assez d'eau pour terminer de se rincer les cheveux cette fois? Mieux ne vaut pas prendre de risque et se remplir une chaudière, au cas où.  

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15 novembre 2011

Gran café de la Parroquia

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El gran café de la Parroquia, ou "afé de la parroquia", si on se fie à la photo, c'est le café incontournable de Veracruz. Pas parce que c'est nécessairement meilleur qu'ailleur, mais parce qu'il fait partie de la culture locale depuis 1808. C'est sans contredit une icône pour le port de Veracruz. Un café "old style" qui a conservé les traditions de la région. Je crois en avoir déjà parlé, mais j'adore me répéter.

Super hein, les autos qui bloquent la vue? Allez, fermez-vous les yeux. Imaginez une salle immense avec des petites tables rondes en bois foncé. Des dizaines de serveurs s'affairent un peu partout, tous en chemise blanche, et semblent sortis d'un vieux film. Autour de vous, il y a de vieux mexicains qui viennent lire leur journal devant une tasse de café ou des oeufs, des couples plus ou moins jeunes, des familles. Dehors, vous entendez le son de la marimba, et vous pouvez voir les vendeurs ambulants interrompre la quiétude de ceux qui ont eu la mauvaise idée de manger dehors. Le soleil d'été entre par les grandes fenêtres et vous savez que la mer n'est qu'à quelques pieds. 

Si vous aimez le café, on vous en apportera un fond épais dans un grand verre. Déçu et surpris, vous comprendrez ensuite qu'il suffit de frapper sa cuillère contre le verre pour voir accourir un homme avec une bouilloire remplie de lait chaud. Le lechero soulèvera alors la bouilloire très haut et fera couler le lait dans votre verre d'une main experte, sans en échapper une goûte. Alerté par le son d'une autre cuillère, il vous laissera seul devant votre petit bonheur.

Ça c'est quand on aime le café. Pour les autres, on se contente de manger.  

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13 novembre 2011

Puebla (3)

"Si tu vas à Puebla, il faut vraiment que tu essayes les cemitas".

C'est fait.

Au départ, je n'étais pas convaincue. Il faut dire qu'on m'avait décrit cette soi-disant nourriture des dieux comme un "sandwhich de pain dur avec toutes sortes d'affaires dedans". Ouin. Je devais néanmoins essayer. On est donc allées dans un marché public de Puebla, dans un coin bien au fond où se cachaient apparemment les meilleures cemitas de la région, sinon du pays. Et c'est peu dire. À notre arrivée, une bonne quinzaine de personnes attendaient à la queue-leu leu pour avoir leur part. De l'autre côté du comptoir, un autre attroupement de cuisiniers travaillaient sans relâche, coupant les pains, tartinant les avocats, etc. 

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Il existe plusieurs sortes de cemitas, mais beaucoup s'entendent pour dire que la milenasa est la meilleure. Il s'agit d'une fine tranche de boeuf panée avec une épaisse couche de fromage fondu, des oignons marinés et des piments, de l'avocat, une tranche de ce qui ressemble à de la tête fromagée version mexicaine (à mi-chemin entre le pâté de foie et le salami), de la coriandre et du pápalo (une herbe qui goûte la coriandre un peu citronée), le tout servi sur une sorte de pain kaiser un peu sec. Heureusement, car si vous pensez qu'un bigmac est difficile à manger et que le petit pain ne vous fait aucune faveur, imaginez-vous avec ce truc entre les mains!   

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Les décrire en un mot: WOW. C'est très bon et très frais. Toutes les saveurs se marient parfaitement, et le pain, pourtant assez banal, a vraiment quelque chose de spécial. Comment dire, il goûte vraiment le pain. La cemita est donc le genre de truc dont on s'empiffre à en éclater, mais dont le goût revient nous prendre un peu plus tard dans la soirée. On aimerait avoir deux estomacs pour pouvoir prolonger le plaisir. Vient avec chaque sandwich une sélection d'eau de saveur venant en format d'un litre. J'ai pris au cantaloup, mais j'avoue ne pas avoir tout bu! N'empêche que ça aide à faire descendre tout ça. 

Dans la catégorie "j'essaye des trucs", j'ai aussi remangé des sauterelles, mais cette fois-ci grillées au chili, donc avec un petit goût de barbecue légèrement fumé. C'est un vieux monsieur qui m'en a mis une cuillère pleine dans la main. Meilleures qu'à Xalapa, mais pas encore convaincue... 

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Puebla (2)

Après une chaotique randonnée en autobus digne d'un manège de La Ronde (vous auriez dû voir mon saut périlleux quand on a pris une bosse), nous sommes arrivées au centre de Puebla. À première vue, ça ressemble un peu au Vieux Montréal, avec ses rues étroites et pavées, et ses boutiques. Puebla est une ville jeune à l'atmosphère estudiantine, en raison de la proximité de l'université. Voilà qui plairait bien à notre Papy! La spécialité de Puebla, c'est la céramique (souvent bleue et blanche). On y vend différents articles de cuisine et des poteries. Il y a certaines rues spécialisées, comme la rue des artistes, la rue des artisans du bois, etc.

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Il y a une grande place, sensiblement semblable à celle de Veracruz, où l'on peut, le soir venu, voir des spectacles extérieurs, s'asseoir sur un banc et regarder passer la soirée, ou prendre un café à l'un des restaurants qui bordent la place. 

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Une autre attraction de la ville demeure la cathédrale. Protégée par une grille gardée par les dizaines de petits anges, elle contient un orgue gigantesque et de nombreuses fresques et dorures.

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Puebla (première partie)

N'écoutant que son courage, votre bloggeuse est allée explorer pour vous (mais surtout pour elle) de nouveaux territoires mexicains. Il s'agit cette fois de la ville de Puebla, la capitale de l'état du même nom, située à quatre heures d'autobus de Veracruz. C'est une belle ville de style plutôt colonial avec des centaines d'églises. Une amie m'y avait invitée et j'avais saisi l'occasion. J'ai donc pris l'autobus depuis le terminal de Veracruz qui a ensuite filé vers les montagnes. La ligne ADO offre des sièges confortables, même si j'ai dû me taper des films d'autobus, (ie. des films où Brendan Fraser tient la vedette, ou où des enfants tentent de sauver un animal de méchants promoteurs immobiliers). Cette fois-ci, c'était le tour de Brendan.

À la sortie de l'autobus, j'ai remarqué qu'il faisait beaucoup plus sec et plus frais qu'à Veracruz. Mon amie m'attendait au terminal. De là, nous avons pris un autobus jusqu'à la ville de Cholula, pour voir la cité précolombienne. Il s'agit en fait des vestiges d'une pyramide sur laquelle les Espagnols ont construit une église. À la sortie de l'autobus, on déambule d'abord à travers des vendeurs d'artisanat, on esquive un homme qui fait gigotter un sac en poussant des cris de félin en colère (il vend en fait des sifflets qui imitent le cri du chat), puis on entreprend l'escalade de la montagne.

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En haut, on peut profiter d'une vue imprenable sur la ville, et d'une église baroque. Des statues (parfois un peu trop réalistes) de personnages bibliques rappellent le côté fortement religieux du Mexique. Au loin, on voit la ville de Puebla, que nous rejoindrons après avoir mangé une glace au piña colada et à la cerise (cette dernière s'appelle beso de angel).

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10 novembre 2011

El norte

Le temps est menaçant aujourd'hui à Veracruz. C'est un autre "norte" qui passe et qui pousse tout sur son passage. Le vent est tellement fort qu'on peut difficilement marcher. Armée de ma caméra, d'un capuchon et de lunettes soleil, je me suis tout de même aventurée au bord de l'eau. Même le long du malécon, il n'y avait pas une âme qui vive à part deux vieux chiens roux et un vendeur de volovanes (vols au vent). Les pêcheurs étaient tous rentrés à l'abri, l'accès au quai fermé, les restaurant placardés. Au moins, l'humidité est tombé et il fait même... frais!

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09 novembre 2011

Trabajando

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Oui, cet ordinateur top-modèle n'aura jamais été mis autant en vedette. C'était simplement pour vous montrer mon espace de travail mexicain dans cette très belle maison de style colonial. Je m'attable vers 8 heures, et selon la longueur des épisodes qui viennent interrompre mon travail, je m'arrête en fin d'après-midi ou en soirée. Le propriétaire qui pratique la marimba fait retentir une musique des îles depuis la pièce d'à côté tandis que des éclats de voix des employés complices se font entendre d'un peu partout. Le toit grand ouvert laisse passer juste assez de soleil ainsi que des cris d'oiseaux qui s'en donnent à coeur joie. Vive le travail à distance!  

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06 novembre 2011

Matinée

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Le soleil se lève sur un Veracruz bleu et blanc et nous rappelle à quel point l'été fait du bien. On commence la journée chez Suriana, au coin de la rue (ne le cherchez pas sur la photo, c'est pas là). C'est un petit resto familial bien relax où l'on peut manger un peu de tout, avec toutes les portes et fenêtres grandes ouvertes. Il n'y a jamais personne quand j'y vais, mais vers trois heures, tous les environs semblent s'y rassembler en famille pour manger. Je suis toujours servie par la même dame, pas très jasante, mais qui semble travailler dur. Rôde parfois la redoutable Angeli, une petite fille qui n'a pas la langue dans sa poche et qui n'hésite pas à vous dire que vous avez une sale tête ce jour-là, ou que la rougeur sur votre coude vous tuera très bientôt. Le menu est plutôt simple, mais j'arrive toujours à commander quelque chose de différent. Par contre, aucun déjeuner ne serait complet sans un grand jus d'orange fraichement pressé. On s'assoit à l"ombre, on sirote son verre en regardant les premiers passants marcher. Puis on profite de la ville encore endormie et du soleil bas pour aller prendre une petite marche pour digérer tout ça. 

Les rues sont tranquilles et on ne voit passer que des taxis rouge et blanc qui vous klaxonnent au passage. Quelques braves femmes vêtues d'une robe légère balaient ou arrosent l'entrée de leur commerce tandis que des hommes brandissant une serviette s'affairent à assigner une place de stationnement aux rares voitures circulant à cette heure. D'autres préparent plutôt leur petit étalage de bidules à vendre, des oiseaux en plastique, des chapelets et des gazous sans valeur qu'ils essayeront de refiler aux passants contre une poignée de monnaie. 

Je suis ensuite retournée à ma chambre, il commençait à faire chaud, et les oeufs commençaient à me peser un peu sur l'estomac. 

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04 novembre 2011

J'aime...

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... L'internet Wireless dans les aéroport.

Je ne peux pas croire que je suis venue à bout terminer tout ce qu'il y avait à faire. Maintenant, les cours sont finis, et un encombrant contrat vient de prendre fin. La valise est déjà en soute. Ce matin, j'ai le coeur léger. Je sais que je n'ai rien à faire, rien à penser. Le compteur est arrêté, personne ne m'attend. Bien entendu, le boulot reprend lundi, mais sous un soleil un peu plus chaud, et sans la pression des derniers mois. 

Oui, je retrouve ce matin ma vie de voyageuse, exactement comme je l'avais laissée en novembre dernier et les années précédantes. Une zone intemporelle et familière dans laquelle on se reglisse sans même y penser. Les billets, les correspondances, le désinfectant à main, le petit stress de fond, le jean t-shirt et la pochette de passeport, les écouteurs d'avion, les oeufs-bacon hors de prix. Rien n'a changé.

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02 novembre 2011

Mystère

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L'achat d'une nouvelle enquête d'Harry Bosch ne peut signifier qu'une chose.

La suite dans deux jours, pour de fraîches aventures de votre blogueuse trotteuse...

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16 octobre 2011

Voir double

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Si on est pas les seuls à avoir vu ce spectacle aujourd'hui, on pourra au moins dire qu'on a pas fait partie des illuminés qui ont décidé de freiner subitement au beau milieu de l'autoroute pour le contempler. Parce qu'à plus de 100 à l'heure, c'est plutôt des étoiles qu'on risque de voir apparaître...  

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14 octobre 2011

Côté pile, côté face

 

Cool: Terminer, après des semaines de torture et de dur labeur, un ?*?&* de travail pour l'université.

Poche: Recevoir un mail du tuteur qui te dit que tu lui as envoyé le mauvais fichier Word.

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07 octobre 2011

Jeudi

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Pffff....

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30 septembre 2011

Vendredi

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Le Comptoir Chocolat - Saint-Lambert

Les petits plaisirs de la travailleuse autonome, un après-midi d'automne.

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27 septembre 2011

L'été s'en va

 

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On a de la difficulté à croire que l'automne est arrivé depuis trois jours avec cette chaleur et cette clarté. Voilà le genre d'automne qu'on aimerait avoir plus souvent. On arriverait même à croire que cette année-ci, on pourrait peut-être s'en tirer. Pourtant, assise à mon poste de travail, un petit reste de soleil d'été sur le coin de mon bureau, j'ai eu la confirmation que le grand virage vers des temps plus froids s'était déjà enclenché. J'ai entendu des cris qui ne trompent pas. Oui, lorsque les oies plient bagage et interrompent vos activités le temps d'un passage en fanfare, c'est que la descente vers  l'hiver devient inévitable. La prochaine fois qu'elles reviendront, c'est qu'on se relèvera lentement d'une saison de neige et de noirceur, prêts à recommencer de nouveaux. D'ici là, les oies s'en vont au sud, rallongeant ainsi un été qui, pour elles, ne s'arrête jamais.

Pas fou, l'idée.

À suivre... ;-)

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